Le 29 mai 2026, Paul McCartney publie The Boys of Dungeon Lane, son premier album solo depuis McCartney III. Enregistré par étapes entre Los Angeles et le Sussex avec le producteur Andrew Watt, le disque ramène l’ancien Beatle vers les paysages de son enfance à Speke, les rues de Liverpool, les souvenirs de John Lennon et George Harrison, mais aussi vers de nouvelles chansons d’amour inspirées par sa vie avec Nancy Shevell. Derrière ce regard porté sur le passé, McCartney refuse pourtant le confort du disque testamentaire. Il joue lui-même une grande partie des instruments, mêle ballades acoustiques, rock à la Wings, harmonies beatlesiennes et trouvailles sonores, tandis que Ringo Starr, Chrissie Hynde et Sharleen Spiteri viennent enrichir cette galerie de souvenirs. À 83 ans lors de la sortie de l’album, il conserve intact ce goût du studio, du détournement et de la surprise. La sortie s’accompagne aussi d’une impressionnante collection de vinyles colorés, d’exclusivités régionales, de lyric cards et d’éditions japonaises. Une profusion qui divise les fans entre plaisir du collectionneur et soupçon de stratégie commerciale. The Boys of Dungeon Lane apparaît ainsi comme un album à double visage : intime dans ses chansons, spectaculaire dans son déploiement éditorial, et porté par un McCartney toujours décidé à transformer sa propre mémoire en musique vivante.
Cet article The Boys of Dungeon Lane : Paul McCartney, 83 ans et toujours debout — L’album et la folie des variants est apparu en premier sur .
