Sean Lennon, les guitares de John et le poids impossible de l’héritage

Il y a des noms que l’on porte comme une lumière, et d’autres comme une maison hantée. Sean Lennon connaît les deux. Fils de John Lennon et de Yoko Ono, il aurait pu passer sa vie à fuir l’héritage Beatles ou à l’exploiter docilement, en gardien bien peigné d’un temple déjà saturé de reliques. Il a choisi une voie plus étrange et plus fragile : vivre avec les fantômes sans leur abandonner toute la maison. Lorsqu’il raconte qu’il a commencé la musique parce que son père lui manquait, tout se remet à sa juste place. La guitare n’est plus un accessoire de légende, mais un passage entre un fils et un absent. Les instruments de John, longtemps touchés puis protégés, deviennent alors plus que des objets sacrés : des corps à préserver, des mémoires à ne pas momifier. Avec Les Claypool et leur nouvel album psychédélique The Great Parrot-Ox and the Golden Egg of Empathy, Sean Lennon poursuit cette conversation oblique avec le passé, l’intelligence artificielle, les guitares, les pédales rares et cette idée simple : l’héritage n’est vivant que si l’on ose encore le faire trembler.

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