Dans la mythologie des Beatles, il y a les noms gravés dans le marbre, les studios sanctifiés, les guitares devenues reliques, les pochettes décortiquées jusqu’à l’obsession, et puis il y a les présences plus discrètes, celles qui ne prennent jamais la lumière mais sans lesquelles rien ne tient vraiment. Harold Hargreaves Harrison appartient à cette seconde histoire. Né à Liverpool, passé par la marine marchande, le chômage puis les bus, il fut le père de George Harrison, mais surtout l’un des points fixes de son existence : un homme pudique, solide, inquiet parfois, aimant toujours, qui n’a pas fabriqué une star mais a permis à un enfant de ne pas se perdre en devenant George Harrison. Quarante-huit ans après sa mort, le 3 mai 1978, son ombre demeure dans le parcours du “Quiet Beatle” : Arnold Grove, Speke, la première guitare Egmond, l’école où Harold alla défendre son fils, Friar Park, la Maison-Blanche, puis ce moment bouleversant où George perd son père quelques mois avant de devenir père à son tour. Revenir à Harold, ce n’est pas ouvrir une note de bas de page familiale. C’est retrouver la basse continue d’une vie, cette présence humble et tenace qui aide à comprendre la gravité, la pudeur et la fidélité profonde de George Harrison.
Cet article Il y a 48 ans mourait Harold Harrison, le père qui a tenu George debout est apparu en premier sur .
