Il y a 64 ans s’éteignait Stuart Sutcliffe, le cinquième Beatles

On réduit souvent Stuart Sutcliffe à une silhouette romantique dans la préhistoire des Beatles : un ami de John Lennon, un premier bassiste maladroit, un visage perdu dans les nuits de Hambourg. Ce serait passer à côté de l’essentiel. Car avant d’être une note de bas de page dans la plus grande histoire pop du XXe siècle, Sutcliffe fut d’abord un jeune peintre d’une intensité rare, un étudiant du Liverpool College of Art dont le regard, les goûts, les amitiés et jusqu’à la manière d’habiter le monde ont pesé bien davantage sur les Beatles qu’on ne l’a longtemps raconté. C’est lui qui relie Lennon à l’école d’art, le groupe à Astrid Kirchherr, Hambourg à une certaine idée de l’élégance moderne, et la légende naissante des Beatles à quelque chose de plus vaste que le simple rock’n’roll. Mort à vingt et un ans, le 10 avril 1962, alors que sa peinture commençait à trouver sa voie, Stuart Sutcliffe laisse derrière lui une œuvre inachevée et une énigme durable : comment un musicien aussi fragile a-t-il pu compter à ce point dans la naissance esthétique, affective et visuelle des Beatles ? Revenir sur son parcours, c’est remonter à l’instant où tout commence encore à peine, et retrouver, au cœur de cette origine, un artiste que l’histoire a trop souvent regardé de biais.

Cet article Il y a 64 ans s’éteignait Stuart Sutcliffe, le cinquième Beatles est apparu en premier sur .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Generated by Feedzy