Manchester, enfin. Le 28 février 2026, les Brit Awards ont déserté Londres pour le Co-op Live, et la pop anglaise a soudain repris son accent du Nord : celui des villes qui n’attendent pas qu’on leur ouvre la porte. Dans cette arène neuve, l’histoire s’est invitée sans frapper, avec les Gallagher en filigrane et, au centre, Noel, couronné Songwriter of the Year. Fidèle à sa ligne de défense — sourire en coin, pique prête à partir — il a remercié tout en sabotant la solennité, rappelant qu’une chanson n’existe vraiment que lorsqu’un groupe la fait transpirer. Puis le feuilleton a basculé sur X : Liam, absent, a dégainé l’hyperbole qui met l’Angleterre en ébullition, plaçant son frère juste derrière Lennon et McCartney. Provocation ? Déclaration d’amour ? Un peu des deux. Car derrière le cirque, reste l’essentiel : ces refrains d’Oasis devenus rites populaires, ravivés par le retour sur scène en 2025, et capables, trente ans après, de transformer une salle en chœur. Ce Brit mancunien raconte surtout cela : la puissance d’un songwriting qui survit à son époque. Entrez, on rembobine.
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