Dirty World : le gag génial qui résume l’esprit des Traveling Wilburys

Une face B à boucler, un studio à portée de main, et George Harrison qui refuse l’idée même d’« obligation » : il n’en faut pas plus pour que naissent les Traveling Wilburys, supergroupe par accident et par soulagement. Dans cette parenthèse de liberté, Dirty World est le morceau-test : une chanson qui fait mine de n’être qu’une blague salace, mais qui révèle tout — la disparition miraculeuse des ego, l’art du jeu collectif, la science du simple signée Jeff Lynne, et ce goût harrisonien pour les pseudonymes et les mythologies en carton. Ici, Dylan endosse le rôle du dragueur clownesque, les couplets circulent comme un micro partagé, puis l’outro bascule en cut-up domestique à base de magazines et de slogans, jusqu’au “Trembling Wilbury” d’un Roy Orbison impérial… au service du gag. Au fil de cette scène de studio capturée sur le vif, on comprend pourquoi Vol. 1 traverse si bien le temps : parce qu’il oppose à la lourdeur des années 80 une chaleur à hauteur d’homme, et rappelle que, dans le rock, la grandeur commence souvent par un éclat de rire.

Cet article Dirty World : le gag génial qui résume l’esprit des Traveling Wilburys est apparu en premier sur .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Generated by Feedzy