De Sgt. Pepper au White Album : l’année où les Beatles ont cessé d’être simples

L’été 1967 ressemble à une photo surexposée : les Beatles disparaissent de la scène, puis réapparaissent masqués derrière Sgt. Pepper, comme si le déguisement leur permettait d’être enfin eux-mêmes. En quelques semaines, le disque devient une conversation mondiale, et le 25 juin, “All You Need Is Love” transforme la planète en plateau télé. On pourrait croire au triomphe définitif — sauf que la lumière, déjà, brûle. La mort de Brian Epstein, le 27 août, retire le filet de sécurité. Apple ouvre ses portes comme une utopie qui se cogne à la comptabilité. Magical Mystery Tour, diffusé le 26 décembre, se prend la gifle d’une réception hostile. Et l’Inde, à Rishikesh, promet la paix intérieure tout en fabriquant une avalanche de chansons… et de fissures. De ce sommet psychédélique à l’entrée en studio du 30 mai 1968, tout s’accélère : les équilibres se déplacent, les egos se réorganisent, Yoko devient un symbole autant qu’une présence, George s’affirme, Paul tente de tenir la barre, Ringo cherche à éviter la casse. Ce récit suit, mois par mois, l’année charnière où l’innocence de 1967 se dissout — et où se prépare, dans le bruit du monde, la naissance du White Album.

Cet article De Sgt. Pepper au White Album : l’année où les Beatles ont cessé d’être simples est apparu en premier sur .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Generated by Feedzy