Ringo Starr, rester vertical quand le rock vacille : de Vertical Man à Ringo Rama

On a longtemps raconté le rock comme une course à l’abîme : génies brûlés, nuits sans fin, trajectoires « par miracle ». Ringo Starr, lui, a toujours fait figure d’ovni dans cette mythologie : un batteur qui traverse la tempête en gardant une boussole, non pas morale, mais musicale. Son truc, c’est l’air entre les notes, le moment où il faut enlever plutôt qu’ajouter. Après les Beatles, cette discipline devient un défi : comment être Ringo sans l’écosystème qui canalisait tout ? La réponse se joue dans un diptyque fascinant. Vertical Man (1998) sonne comme un grand retour, gorgé d’amis prestigieux et d’envie de prouver. Ringo Rama (2003), avec Mark Hudson et la bande des Roundheads, ouvre les fenêtres : moins d’ornements, plus de groupe, plus de respiration — et, au cœur, « Never Without You », présence de George Harrison sans grandiloquence. En filigrane, une leçon de longévité : rester vertical, travailler, apprendre… jusqu’à oser, encore en 2025, changer de décor sans perdre le tempo.

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