Paul McCartney, la fin de la fin : quand “The End of the End” tient la lumière allumée

On aime croire que Paul McCartney ne peut pas disparaître, comme si ses mélodies faisaient partie du mobilier du monde. Pourtant, derrière l’éternel optimiste, il y a un survivant qui a vu l’impensable : la peur sourde des années Beatlemania, puis l’arrachement Lennon, et ce deuil mis à nu dans “Here Today”. Plus tard, la fin acceptée de George Harrison agit comme un miroir : le temps n’est pas une idée, c’est une force qui emporte. Dans les années 2000, McCartney fait l’inventaire à sa façon, en chansons, et glisse au cœur de Memory Almost Full (2007) une pièce étrange et lumineuse : “The End of the End”. Au lieu d’un adieu en marbre, il imagine une veillée où l’on pleure, oui, mais où l’on rit aussi, où l’on raconte, où l’on déroule les souvenirs comme des tapis usés par la vie. Entre hommage aux absents et consigne pour ceux qui resteront, cette chanson dit l’essentiel : la pop peut regarder la mort en face sans éteindre la lumière. Voici le fil secret qui relie ces titres et ce qu’ils révèlent du dernier chapitre maccartneyen.

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