Il y a des annonces qui tiennent du simple casting prestigieux, et d’autres qui ouvrent immédiatement une brèche dans la grande mythologie du rock. La présence de Paul McCartney sur Foreign Tongues, nouvel album des Rolling Stones annoncé pour l’été 2026, appartient évidemment à la seconde catégorie. Car un ancien Beatle chez les Stones, ce n’est jamais seulement une ligne de communiqué destinée à affoler les amateurs de légendes britanniques. C’est tout un vieux roman qui se remet à parler : I Wanna Be Your Man offert en 1963, We Love You en 1967, les piques entre McCartney et Jagger, la fausse guerre montée par la presse, puis cette fraternité de musiciens qui, une fois les amplis branchés, a toujours été plus forte que les slogans. Après avoir joué de la basse sur Bite My Head Off, extrait de Hackney Diamonds, McCartney revient donc croiser la route de Mick Jagger, Keith Richards et Ronnie Wood. Et ce retour dit beaucoup plus qu’une nostalgie bien emballée : il raconte deux familles royales du rock anglais qui n’ont jamais cessé de s’observer, de se stimuler et, parfois, de se retrouver dans une même pièce pour faire ce qu’elles savent encore faire de mieux : du bruit, de l’histoire, et quelques miracles électriques.
Cet article Paul McCartney et les Rolling Stones : de I Wanna Be Your Man à Foreign Tongues, la fausse guerre et la vraie fraternité du rock est apparu en premier sur .
