Il y a des groupes dont la légende commence par un tube, une silhouette, un refrain que tout le monde croit connaître depuis toujours. Hot Chocolate appartient évidemment à cette catégorie-là, avec You Sexy Thing, Emma ou Brother Louie, ces chansons qui ont fini par quitter leurs auteurs pour entrer dans la mémoire collective. Mais avant les costumes blancs, les plateaux télé et les miracles proclamés sur les pistes de danse, il y eut une cassette, une porte frappée chez Apple Corps et la bénédiction inattendue de John Lennon. La mort de Tony Wilson, cofondateur, bassiste et artisan essentiel de Hot Chocolate, oblige à revenir à ce moment fondateur où l’histoire des Beatles, déjà en train de se défaire, offrit à deux musiciens caribéens une première chance. Wilson n’a jamais occupé la lumière avec l’évidence solaire d’Errol Brown, mais il fut là dès l’origine, dans l’atelier secret des chansons, au cœur de cette alchimie qui fit passer le groupe d’une reprise reggae de Give Peace a Chance à l’un des plus beaux catalogues pop-soul britanniques des années 70. Voici donc l’histoire d’un musicien discret, d’un groupe plus étrange qu’il n’y paraît, et d’un miracle pop né dans les couloirs d’Apple Records.
Cet article Tony Wilson est mort : quand Hot Chocolate naissait dans l’ombre incandescente des Beatles est apparu en premier sur .
