Motor of Love, le générique de fin de Flowers In The Dirt

Sur Flowers In The Dirt, Paul McCartney referme la porte avec Motor of Love, une ballade longue et presque cérémonielle, loin du “morceau de rab” que l’on oublie après le générique. Pourtant, ce final a bien failli disparaître : démarrée en 1988, la chanson résiste, déçoit son auteur, est mise de côté… avant d’être sauvée par un regard extérieur. Quand Chris Hughes et Ross Cullum (le duo de Tears For Fears) s’emparent des bandes, ils lui offrent un costume hi-tech de 1989 — synthés, Fairlight, précision rythmique — mais surtout une charpente : un middle eight manquant, ajouté sur le fil par McCartney, presque en temps réel, comme un réflexe de bâtisseur. Dans le décor bucolique de Hog Hill Mill, la modernité s’invite au cœur d’une écriture éternellement “Macca” : accords qui glissent, basse qui parle, voix mûre et douce. Derrière son vernis numérique, Motor of Love raconte un artiste au carrefour de son époque, tiraillé entre classicisme et futur immédiat. Pourquoi ce joyau reste-t-il discret ? Et que révèle-t-il, aujourd’hui, du McCartney artisan ? Plongez dans l’histoire de ce dernier mot, et réécoutez-le autrement.

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