Quatre cartes postales, quatre films : Sam Mendes rallume la Beatlemania

Il y a des annonces qui tombent comme des communiqués, et d’autres qui s’infiltrent comme un riff : quatre cartes postales disséminées dans les couloirs de la Liverpool Institute for Performing Arts, à Liverpool, pour révéler les premiers visages du projet de Sam Mendes. Harris Dickinson, Paul Mescal, Joseph Quinn et Barry Keoghan grimés en Fab Four : une étincelle visuelle qui suffit déjà à relancer la machine à comparer, à débattre, à projeter. Mais derrière le coup de com’ se cache une promesse plus excitante qu’un biopic “définitif” : raconter l’histoire des Beatles en quatre films, quatre points de vue, quatre mémoires qui se contredisent autant qu’elles s’emboîtent. Mendes, cinéaste du contrôle, s’attaque à un chaos sous haute tension — la gloire, le travail, les fissures, l’intime noyé sous le mythe. Liverpool comme matrice, la musique enfin au cœur du récit, et une date qui ressemble à un pari sur le grand écran : avril 2028. Reste la vraie question : ces images sont-elles de simples cartes postales, ou le premier battement d’une Beatlemania prête à se réveiller ?

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