I Am The Walrus : Lennon, Shakespeare et la tache d’encre des Beatles

On peut écouter I Am The Walrus comme un hit psychédélique, ou comme un piège tendu à quiconque veut absolument “comprendre” les Beatles. En 1967, après l’apothéose de Sgt. Pepper et la mort de Brian Epstein, Lennon sent la pression monter : on scrute ses rimes comme des oracles, on traque des codes, on lui demande des révélations. Alors il répond par un carnaval anti-sens : Lewis Carroll, l’Eggman, des comptines crades, un policeman qui rôde, des mantras moqués… et, clou du spectacle, Shakespeare (King Lear) capté à la radio, collé dans le mix comme un sampling avant l’heure. Tout paraît délirant, mais rien n’est laissé au hasard : collage de fragments, orchestration baroque, chœurs grotesques, instabilité des versions mono/stéréo — la chanson se dérobe jusque dans sa matière sonore. Ce texte vous propose d’entrer dans la tache d’encre : replacer le morceau dans son époque, comprendre le geste de Lennon, suivre les indices sans se laisser domestiquer par eux. Car Walrus n’est pas une énigme à résoudre : c’est une machine à fabriquer des interprétations… et à s’en moquer.

Cet article I Am The Walrus : Lennon, Shakespeare et la tache d’encre des Beatles est apparu en premier sur .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Generated by Feedzy