Un simple “mood” mal entendu, et voilà Paul McCartney propulsé, en plein mois de décembre, au rang de grand sorcier d’un coven de Liverpool. La rumeur, devenue virale, prétend que Wonderful Christmastime cacherait un rituel nocturne — des participants surpris en pleine messe noire, sauvant les apparences en martelant “simply having a wonderful Christmastime”. Fidèle à sa vieille stratégie face aux fantasmes (de “Paul is dead” aux messages cachés), Sir Paul répond par l’humour : oui, merci, vous m’avez démasqué… et évidemment que non. À partir de cette blague, l’histoire devient plus passionnante que la théorie elle-même : comment une consonne (“moon” au lieu de “mood”) suffit à transformer une comptine synthétique de 1979 en grimoire pop ; pourquoi ce morceau bricolé dans l’ombre de McCartney II divise autant ; comment son clip un peu étrange et son éternel retour dans les playlists de décembre alimentent la légende. On rembobine la cassette, on examine le malentendu, et on voit ce que cette rumeur raconte vraiment : notre besoin d’ésotérisme, et la façon dont McCartney, encore, réussit à faire d’une chanson simple un phénomène mondial.
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